Journal d'une RollerGrrrl

La Derby Revolution comme si vous y étiez

Ce mois de février est intense en derby, c’est le moins qu’on puisse dire ! Sur5al, Super Brawl, tournoi, bootcamp Team France… Et bien sûr (et surtout), la Derby Revolution. Et j’y étais mesdames et messieurs, j’y étais avec 9 de mes semblables. J’ai attendu ce weekend pendant des mois et je peux dire que cet événement a largement été à la hauteur des mes attentes.

Participer à la Derby Revolution, c’est se retrouver au centre du roller derby, trouver l’essence même de ce sport et comprendre de quoi il est fait, en plein dans les rouages.

Les rollergirls

Evidemment, la Derby Revolution ne serait rien sans les centaines de rollergirls qui se sont déplacées. Je n’ai aucune idée de combien en était. 200 ? 300 ? En tout cas, ça faisait beaucoup. Venues de France, Belgique, Danemark, Hollande, Angleterre, USA, petites et grandes équipes. Un détonant mélange pluriculturel. Nous sommes venues pour une seule et même chose : s’entraîner au roller derby ensemble. ET CA C’EST BEAU. Et bien sûr, il y avait quelques rollerboys, peu nombreux, mais ça fait plaisir de voir que la discipline s’étend petit à petit.

Derby Revolution

© Ian.R.2014

Les coachs

Du lourd du lourd du lourd.

  • Suzy Hotrod évidemment, je ne la présente même pas, c’est la derby hero de 90% du derby people. C’est seulement le jammer qui a rapporté le plus de points dans l’histoire du derby, co-capitaine de la Team USA, pas grand chose quoi. Je ne pensais pas la rencontrer un jour, voilà qui est fait. Et je peux affirmer que ses bras, ses cuisses et ses fesses sont VRAIMENT impressionnants. Genre vraiment.
  • Annie Maul, 8 ans d’expérience dans le derby (un vétéran !), hard-hitting blockeur, jammer et tellement adorable !
  • Mickispeedia, une accro du crossfit, star jammer, coach, et entraîneuse.
  • Luludemon, jammer pour la Team Canada et Terminal City All Stars, keskyaa ?
  • Jens Hötger, coach de la Team Germany et du Sckrpnch Crew.
  • Luke Powell, la rumeur dit qu’il pourrait être le mystérieux Boy RecklessCette vidéo en dit plus que ce que je ne pourrais jamais écrire.
  • Sarah Hipel, star jammer et blocker depuis presque 10 ans, co-capitaine des Texecutioners.
  • Mr Grey, speed skater de compet’.
  • Joshua Conan Pfenning, ref certifié WFTDA et assistant coach de la Team USA.
Derby Revolution

© Ian.R.2014

Les cours

Il y en avait pour tous les goûts ! Blocker, jammer, stratégie, endurance, vitesse, agilité, puissance, off skate, scrimmages et séminaires. J’ai essayé de faire le tour de tous les cours (ce qui est évidemment impossible). Plus de 7h le samedi, 6h le dimanche, c’est vraiment BEAUCOUP. Obligé de manger à la va-vite entre deux cours pour ne pas en louper une seule miette. Je vous l’avoue, je n’ai pas tenu les deux jours entiers, j’ai fait quelques pauses régénérantes pour ne pas mourir jeune.

Le lieu

Vraiment pas loin du centre-ville de Bruges, c’était une énorme salle du style expo. Il y avait pas moins de quatre tracks, un endroit où faire le off-skate et un autre aménagé pour les séminaires. A part la qualité du sol un peu moyenne (trous, plaques, pas vraiment très propre…) c’est un lieu qui s’est bien prêté à l’événement. En gros, c’était l’endroit rêvé pour toute rollegirl qui se respecte, car en plus d’être organisé pour gérer autant de cours simultanément, il y avait des tas de stands à faire saliver d’envie n’importe quel derby people. Sckrnpnch était évidemment de la partie et avait ramené tout son stock pour l’occasion, Antik était là, Reckless, Suregrip et Crazy Skates aussi. Enfin bref, si tu voulais 1) refaire ta garde robe derby 2) mettre ton compte en banque à découvert, c’était l’endroit parfait. J’ai été plutôt sage, en achetant seulement une paire de protège-poignet (j’ai cassé les miens lors d’une chute spectaculaire samedi après-midi, donc achat obligé) et de protège-coudes. Enfin bon ça m’a pas empêché de baver devant les patins Moxi et Antik.

Derby Revolution

© Ian.R.2014

L’ambiance

En arrivant sur place, j’ai eu une petite frayeur : il n’y avait pas de vestiaire. Il fallait donc laisser ses affaires là, à la vue de tout un chacun. Je ne suis pas du genre suspicieuse, mais m’étant déjà fait dérobé quelques trucs pendant des entraînements à la maison, je trouvais que ça craignait un peu puisque je ne connaissais même pas un dixième des personnes qui se trouvait là. Et finalement, tout le monde a retrouvé ses affaires sans souci. Cela donne une petite idée de l’ambiance qu’il y avait : entraide, camaraderie, respect ! Et bien sûr, la passion pour le roller derby, ultra-présente évidemment. Coach ou « élève », il y avait toujours quelqu’un pour t’aider à te relever après une chute, à te réexpliquer une consigne ou un exercice. D’ailleurs les coachs étaient vraiment à notre écoute, on sentait leur envie de bien faire, de partager leur savoir-faire sans aucune hypocrisie. Et même si la plupart des coachs étaient de vraies pointures dans le derby, je n’ai pas ressenti une quelconque hiérarchie ou « supériorité »des coachs envers nous.

Le niveau

A part le côté intensif de la Derby Revolution (les cours s’enchaînent et il n’y avait pas d’autres solutions que d’en louper quelques précieuses minutes pour manger et se reposer), le niveau d’enseignement n’était pas trop élevé. Les cours étaient répartis en plusieurs groupes : beginner, intermediate, advanced. Je me suis frottée au niveau advanced et intermediate et je n’ai pas trouvé ça insurmontable, loin de là. Après, ce sont les joueuses elles-mêmes qui montaient le niveau : faire une heure de contact avec une super joueuse de l’équipe de Bristol que tu sois dans un cours advanced ou intermediate, ça ne changeait pas grand chose. Enfin… moi qui pensais être dépassée par le niveau ou l’intensité du weekend, je suis plutôt agréablement surprise d’avoir tenu tout du long sans m’éclater méchamment la tronche (à part quelques bleus de-ci de-là, c’est inévitable).

Derby Revolution

© Ian.R.2014

En conclusion

J’ai passé un énoooorme weekend de roller derby à la Derby Revolution. J’ai appris des tas de choses, acquis de nouvelles compétences et encore plus de stabilité sur mes patins. Même si ça a été difficile parfois (je ne le nie pas !) et que j’aurais aimé à certains moments être bien au chaud dans un endroit douillet, je ne regrette absolument pas le déplacement, vraiment pas ! Je ne revivrais pas un moment pareil de sitôt, même si la Summer Edition me fait déjà de l’oeil. Cet événement m’a reboostée, m’a donné envie de donner le meilleur de moi-même. Participer à ce genre d’événements, c’est aussi se rendre compte que tout le monde passe par les mêmes phase « down », que tous les jammers se posent les mêmes questions, que tout le monde doute de ses capacités. Et ça, ça rassure énormément.

Bref, à tous ceux qui hésitent encore à prendre leur ticket pour la Summer Edition, foncez, c’est un ordre !

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