Journal d'une RollerGrrrl

Roller derby masculin : état des lieux

Avant propos : pour écrire mon article, j’ai fait un appel aux témoignages. Cet article sera donc un reflet de ce qui se passe dans le roller derby masculin, mais pas pour autant une vérité absolue. Il ne veut pas non plus dire que j’adhère à tous les témoignages ici, j’ai seulement sélectionné des passages qui semblaient montrer plusieurs facettes de ce que peuvent penser les hommes du derby. Evidemment, je ne compte pas non plus parler « au nom des hommes », je n’ai pas du tout cette prétention, ni celle de dénigrer le roller derby féminin. Vous verrez, les propos que j’ai recueillis ne sont pas toujours tendres !

En réalité, cette idée d’article m’est venue après la publication de mon article à propos du roller derby et des JO. Je ne dis pas tout connaitre sur le sujet, j’espère donc ne pas dire trop de bêtises et si c’est le cas, n’hésitez pas à me le faire savoir !

Pour commencer…

Le roller derby masculin n’est pas géré par la WFTDA mais par la MRDA (men’s roller derby association), fondée en 2006. On compte une vingtaine de ligues reconnue par la MRDA aux USA, mais il en existe certainement plus que ça ! D’ailleurs en France et Belgique, on en compte aussi une vingtaine, non-officielles. Le roller derby masculin devient un vrai phénomène et on compte des ligues un peu partout dans le monde.

Le cas WFTDA et MRDA

Le premier truc qui m’intrigue, c’est justement cette dissociation entre les femmes et les hommes, qui est du coup officiellement reconnue par ces deux associations, alors que les minimum skills, règles et dimensions de piste sont les mêmes pour tout le monde. Je comprends bien que ce soit difficile pour la WFTDA d’accueillir des ligues masculines puisque le nom même de la fédération inclut le terme « women », mais de mon point de vue, c’est dommage d’avoir créé une association masculine à la place d’une seule et même fédération mixte. Puis bon, si on va par là, devrons-nous alors créer une association transgenre de roller derby ? Une association hermaphrodite de roller derby ? Une association du troisième genre de roller derby ? Ce serait ridicule…

MRDA

La réticence des ligues féminines

Si cela est mon avis, ce n’est pas le cas de tout le monde. Beaucoup de ligues de roller derby féminin ne sont pas vraiment convaincues par le roller derby masculin. Les raisons les plus souvent évoquées sont (liste pas exhaustive off course) :

  • c’est un sport pour les femmes, porté principalement par les femmes, pas besoin des hommes !
  • les femmes ont créé le roller derby tel qu’il est maintenant, si les mecs veulent en être, à eux de se débrouiller
  • les hommes sont beaucoup trop grands pour la piste
  • c’est moins intéressant à regarder
  • le roller derby prône la culture féministe
  • C’est NOTRE sport
  • « no balls in roller derby » un point c’est tout.

Disons qu’il n’y a pas vraiment d’arguments forts. En tant que femme du roller derby, je peux tout de même comprendre que certaines personnes soient assez réfractaires au roller derby masculin. Le milieu du sport (en général) est majoritairement masculin. La plupart des disciplines sont masculines et les pauvres équipes féminines qui tentent de se faire connaitre ne rencontrent pas franchement le succès escompté. Normal que « pour une fois » qu’un sport de contact soit d’abord « réservé » aux femmes, celles-ci veulent le défendre corps et âme. Plus qu’un rejet, il semble que le roller derby féminin ressent une sorte de crainte due à l’arrivée du roller derby masculin. Du genre « ça y est, les voilà, ils vont encore tout nous piquer, mais pas question ! ». M’enfin de là à rejeter les hommes voire les dénigrer… Je ne suis pas sûre que ce soit la bonne solution.

Le roller derby masculin : une présence qui dérange

Le roller derby masculin existe, on ne peut pas le nier. Il est là, on le voit et pour certaines on doit « faire avec ». Dans les témoignages que j’ai pu recevoir, la majorité d’entre eux m’ont peint un bien piètre tableau du comportement du roller derby féminin envers son pendant masculin. Certains comprennent que les filles défendent leur pré carré mais se désolent que tout ceci aille aussi loin :

Tout n’est pas rose dans le monde du derby. C’est un milieu très féminisé et même très féministe. Je ne suis pas contre ce mouvement qui prône l’affirmation de la femme (je suis même entièrement d’accord sur le principe), mais j’ai pu ressentir chez certaines personnes un rejet voire une aversion pour ces bêtes à poils que nous sommes.

Des mots ou expressions ressortent dans plusieurs témoignages, comme « minorité », « faire profil bas », « le roller derby masculin n’a pas sa place ici ». Alors que j’étais partie pour faire un article où j’exposerai mon ressenti vis à vis de la situation roller derby féminin vs roller derby masculin, je me suis retrouvée avec des dizaines de témoignages qui m’ont souvent fait de la peine.

This is how i roll

Alors que les Philly roller girls ont invité les hommes à jouer au ECE, leur bout aura lieu pendant l’enregistrement des skaters, fermé au public – This is How i roll, extrait

J’veux dire, en quoi nous (les femmes) devons dire qui devrait ou ne devrait pas pratiquer un sport ? Surtout quand on lit des choses comme ça :

Personnellement, j’ai déjà été confronté à du dédain absolu de joueuses. J’ai même eu à la table de merch’ un gars qui était intéressé par le men’s roller derby mais sa blonde l’a tiré en arrière en disant « je t’interdit de faire ça ».

Les ligues féminines fleurissent partout et la plupart des débutantes ne sont pas vraiment aguerries en matière de patinage. Ce sport intéresse les femmes parce que c’est un sport de contact, qui prône une féminité différente de ce qu’on nous sert dans les magazines, avec une image badass qui en fait rêver plus d’une. Finalement, la notion de patinage est peut-être secondaire. De l’autre côté, les hommes qui veulent jouer au derby sont (de ce que j’ai pu constater) souvent à la base de bons patineurs, issus d’équipes de hockey ou d’une pratique intensive de street. Au départ, les hommes sont attirés par le derby parce que :

  • le roller derby c’est indéniablement cool
  • ils ont un niveau intéressant de patinage

Le côté féminin / féministe n’est donc pas l’un de leur critère de sélection du derby. Normal en même temps. La raison pour laquelle femmes et hommes se mettent au derby peut être tout à fait opposée et c’est cela même qui nous différencie.

La communauté derby s’arrête au genre ?

Alors que dans le derby, on entend sans cesse « c’est une grande communauté, comme une famille, on s’entraide tous, on est très soudés », cette solidarité s’arrêterait-elle au genre ? Certaines ligues masculines profitent de l’expérience des ligues féminines pour s’entraîner, apprendre et évoluer. De quoi se sentir un peu redevable, d’un sens. Alors quand ils se proposent de se mettre à disposition pour que les filles puissent tâter du gars, la réponse des filles est souvent « non ».

Comme je l’ai lu mais aussi vu dans le documentaire This is how I roll, les hommes ont beau voyager, récolter des fonds, organiser des événements, il n’est pas toujours sûr que les filles fassent le déplacement pour venir les encourager. Même si je ne ressens pas spécialement cette hostilité-là (en France), aux USA et au Canada, ça semble être bel et bien le cas.

Un ultra féminisme qui a pris le pouvoir

Pour beaucoup, le roller derby masculin ne pourra pas s’intégrer au roller derby féminin pour une seule et bonne raison : le roller derby est gardé et défendu toutes griffes dehors par les féministes :

Ces féministes qui empêchent les hommes de pratiquer un sport qui au départ était mixte sont nombreuses et j’en ai fait les frais récemment en m’empêchant de me faire passer les MS : « Les hommes sont fait pour REFer » m’a-t-on dit…

Le roller derby ne serait pas un sport intrinsèquement féministe mais un sport composé d’une majorité de femmes/féministes. L’égalité n’y serait donc pas plus présente qu’autre part, mais le curseur de tolérance est seulement différent. Une tolérance, oui, mais apparemment, une tolérance des femmes envers… les autres femmes :

Je ne parle même pas de la communauté lesbienne qui en fait partie et ainsi protège radicalement ce sport contre l’homophobie mais qui peut amener au premier abord une certaine méfiance envers les hommes, pour la frange la plus radicale.

Pourquoi pas. Pour certains, intégrer le roller derby relève du challenge et devient carrément intéressant :

Nous pratiquons un sport qui est pratiqué par plus de filles que de gars et c’est le fait que nous (les gars) soyons peu à le pratiquer, qui m’intéresse.

Un intérêt moyen pour le roller derby masculin

Comme on le voit dans This is how I roll, un supporter du roller derby féminin assiste à des matchs, parce que c’est sexy à regarder et que les filles sont « hot » et tatouées. Bon bon bon. Et quand on lui annonce qu’il existe un roller derby masculin, l’homme en question n’a pas l’air du tout intéressé et balance même un « y’a pas moyen que j’aille voir ça ». De quoi s’arracher les cheveux je pense !

Malheureusement, les clichés (dans les deux sens) ont la vie dure :

Dire que tu aimes le Roller Derby, pour eux [l’entourage, NDLR] c’est dire que tu aimes tous les stéréotypes qui collent à ce sport et cela va du regard réprobateur au jugement de valeurs. Ce genre de réaction est souvent l’apanage des hommes, les femmes ne connaissant pas ce sport ont un jugement plus mitigé voire positif une fois le sport expliqué.

 

Tant que ces stéréotypes ne seront pas éradiqués, les hommes auront bien du mal à faire leur place. Mais l’un ne va pas sans l’autre, la présence des hommes en tant que joueur dans le derby ne peut que nous aider à faire fermer leur bouche à ceux qui pensent que le roller derby c’est « des filles en mini-short et collants résilles qui se crêpent le chignon ».

This is how i roll

Comme lui. This is how i roll, extrait

Le cas des arbitres et coachs

Alors tout ça, c’est bien gentil, mais le roller derby ne serait pas allé bien loin sans les arbitres et les coachs qui sont eux, souvent des hommes. Alors soit c’était une tentative des hommes pour intégrer le roller derby de quelque manière que ce soit, soit ils étaient déjà motivés et intéressés par ce sport et voulaient prêter main forte aux filles. Rayez la mention inutile.

Le roller derby est majoritairement composé par des femmes mais majoritairement géré par des hommes, coach et arbitres et pas seulement en France.

Mais malheureusement, certains referees et coachs ne sont pas toujours bien accueillis par leur ligue, au point de voir leur autorité ou savoir en la matière dénigré. C’est dommage, car beaucoup de ligues féminines doivent se tirer une balle dans le pied en refusant l’aide masculine.

On dit pas « merby »

Je tenais à m’excuser platement car j’ai sûrement utilisé le terme « merby » pour définir le roller derby masculin. Je n’étais pas au courant que ça pouvait être blessant, même si la première fois que je l’ai entendu, j’ai pas trouvé ça terrible, car en effet le derby reste le derby, peu importe qui le pratique. Mais comme je l’entendais par-ci et par-là, j’ai fini par m’y habituer, mais on ne m’y reprendra plus (c’est surtout plus court à écrire que « men’s roller derby » ou « roller derby masculin » c’était à cause de ma paresse. Pardon).

Donc non, on dit pas « merby ». Ce terme tend à dissocier le roller derby féminin du roller derby masculin en lui donnant un autre nom. Ça implique aussi que les hommes pratiquent un autre sport finalement, alors qu’ils travaillent aussi dur que les femmes pour y arriver. Comme j’ai lu très justement :

Quand certaines et certains parlent de Merby, j’entend « guys doing big mess ». On travaille très dur et on cherche de vraies stratégies pour gagner et on n’est pas juste des gros messieurs qui frappent random pour voir qui a la plus grosse.

Roller derby masculin

Quel avenir pour le roller derby ?

Bon alors tout ça n’est pas toujours très joyeux mais HEUREUSEMENT on a des bonnes nouvelles. Des hommes voient dans le roller derby la possibilité d’une co-edition (je ne vais pas vous mentir, cet espoir me vient seulement des témoignages français) et n’ont pas eu de souci quant à leur intégration dans leur ligue :

Dans mon club, Il n’y a pas de rivalité entre les filles et les gars. Nous sommes dans le même bateau et nous évoluons ensemble […] Je ne vois pas d’avenir pour mon club si nous nous séparons !

Et ça, ça fait chaud au cœur, mes braves gens ! OUI, une bonne entente entre filles et gars est POSSIBLE. Apparemment.

Je suis bel et bien un membre à part entière : je fais partie du staff, je suis informé de tout comme tout le monde et en plus je participe au coaching des fresh meat, pour les règles notamment.

C’est tout de même dommage de prôner un sport tolérant où les hommes seraient rejetés de but en blanc. Pour moi, disqualifier d’office une personne pour son genre va contre l’essence-même du roller derby. Voir que dans certaines ligues (dans le Nord par exemple) tout se passe bien entre filles et garçons me donne l’espoir d’un avenir où nous travaillerions tous ensemble. Pour preuve, en février dernier, le Sur5al mixte qui a eu lieu à Calais s’est fort bien déroulé. Alors les mecs, moi, j’vous attends !!

Merci à toutes les personnes ayant répondu à mon appel à témoins, cet article n’aurait jamais vu le jour sans vous ! J’ai été très agréablement surprise de recevoir autant de réponses, preuve que le roller derby masculin a largement besoin de se faire connaitre et quelque part, souffre de ce manque de reconnaissance. J’espère avoir retranscrit le plus fidèlement possible les propos que j’ai recueilli et aidé le roller derby à aller dans le bon sens, même si ce n’est qu’un ridicule tout petit minuscule pas en avant.

 

Edit : il semblerait qu’une confusion se soit glissée dans cet article à propos du mouvement Vagine Regime. Toutes mes excuses, j’ai corrigé le passage incriminé. Il est vrai que j’ai omis de faire plus de recherches à ce propos mais on ne m’y reprendra plus. J’espère n’avoir heurté personne, d’autant plus que ce projet mérite largement d’être soutenu, connu et acclamé !

FIY (source) : le « Vagine Regime » vise à mettre en place une communauté internationale de derby girls queer et de leurs supporteurs. Grâce à un engagement de solidarité, nous espérons créer des opportunités de réseau, instaurer l’acceptation de ces valeurs, et faciliter les histoires d’amour queer dans le derby. Ce rassemblement queer regroupe toutes les joueuses mais également les arbitres et annonceurs homosexuels, bisexuels et transsexuels.

14 comments for “Roller derby masculin : état des lieux

  1. Petit Robert
    18 avril 2014 at 15 h 04 min

    Bon article pour faire un état des lieux du derby masculin. En effet, c’est pas rose partout, ce que je pressentais en ayant entendu certains témoignages aussi. Attention quand même à pas rendre « les féministes » et « les lesbiennes » responsables de cet état de fait. La fermeture d’esprit se retrouve un peu partout, pas forcément chez celles-ci. En tant que féministe et queer moi-même, ça me ferait mal. Dans ma ligue, on fait un vrai effort pour inclure tout le monde, être solidaire les uns des autres pour avancer EN EQUIPE !

    • Brutal Brunette
      18 avril 2014 at 15 h 14 min

      Tout à fait d’accord avec toi à ce propos : « Attention quand même à pas rendre « les féministes » et « les lesbiennes » responsables de cet état de fait. » mais c’est effectivement ce qui ressort de plusieurs témoignages que j’ai reçus 😉 Disons qu’il y a des efforts à faire des deux côtés !

      • Petit Robert
        18 avril 2014 at 18 h 22 min

        Ce que je veux dire, c’est qu’il faut peut-être prendre un peu de distance avec l’analyse d’un mec frustré parce qu’il vient de se faire rejeter d’une ligue féminine. Il peut se dire que « les féministes » ou « les lesbiennes » le rejettent parce qu’il est un homme, mais peut-être qu’il est simplement rejeté à cause de la fermeture d’esprit des membres de la ligue, pas à cause des caractéristiques pré-citées (ou peut-être à cause de son comportement, pourquoi pas ?). Bref, oui il y a du boulot pour faire du derby une discipline non-discriminante, mais merci de ne pas taper sur le féminisme ou l’homosexualité comme le problème. On est pas en désaccord, je mets juste de la nuance.

      • pook
        18 avril 2014 at 23 h 20 min

        Bonjour,

        j’ai « lu » ton article et j’aimerais mettre une clarification car à mon avis tu n’as pas bien établie tes recherches sur la Vagine Regime … pour faire court :
        « Grâce à un engagement de solidarité, Le « Vagine Regime » vise à construire une communauté de derby girls queer et de leurs supporteurs.
        Description:
        Le « Vagine Regime » vise à mettre en place une communauté internationale de derby girls queer et de leurs supporteurs.
        Grâce à un engagement de solidarité, nous espérons créer des opportunités de réseau, instaurer l’acceptation de ces valeurs, et faciliter les histoires d’amour queer dans le derby.
        Ce rassemblement queer regroupe toutes les joueuses mais également les arbitres et annonceurs homosexuels, bisexuels et transsexuels »
        Vidéo explicative du mouvement Vagine Regime : http://www.kickstarter.com/projects/ericatrembay/the-vagine-regime-a-documentary-where-vaginas-coll

        Va falloir arrêter avec les elle est lesbienne elle est féministe elle aime pas les hommes … Je suis gay je suis féministe ce qui veut surtout dire que je veux les mêmes droits pour les femmes que les hommes les mêmes salaires le même droit de parole etc etc en fait juste l’égalité . Très loin du j’aime pas les hommes. …

        Je vous invites également à lire ceci peut-être que vous comprendrez mieux le rôle/but de la VR : http://www.derbylife.com/2012/09/why_people_need_derby/

        Bon weekend.

        • Brutal Brunette
          18 avril 2014 at 23 h 52 min

          Tout d’abord, merci pour les éclaircissements sur la Vagine Regime, je manquais effectivement d’informations. Je tiens à repréciser ensuite que ce sont des propos recueillis avec lesquels je ne suis pas forcément d’accord et non le fruit de ma réflexion. Si il y a effectivement un passage sur la présence lesbienne, je n’ai fait que rapporter ces propos. Cela me semblait important de le faire puisque ça fait effectivement partie de ce que pensent les hommes du derby, que je sois d’accord ou non (je pencherais plus du côté du non, pour tout avouer, sur ce passage là). Je ne dis pas non plus que c’est un avis majoritaire. Comme je l’explique en début d’article, j’ai essayé de faire un petit tour de tout ce que j’ai pu lire en étant la plus complète possible, même si j’ai également trouvé que certains avis étaient « durs ». Mais comme en effet j’ai reçu plusieurs commentaires allant dans ce sens, je vais sûrement ajouter une petite note à la fin de l’article, histoire de repréciser tout ça !

  2. 18 avril 2014 at 15 h 33 min

    Très bon article (Même si on dit quand même « merby » dans beaucoup de lieux dans le monde ;). Le roller derby prône également l’ouverture d’esprit et certaines personnes ont en effet parfois tendance à l’oublier, ce qui est bien dommage…

    • Brutal Brunette
      18 avril 2014 at 15 h 48 min

      Merci :) Oui on le dit mais apparemment, c’est perçu assez péjorativement. Plusieurs gars me l’ont dit, ainsi que les types du documentaire This is how i roll. Donc comme ça mange pas de pain, je les comprends et mets ce mot tout au fond de mon cerveau !

  3. 18 avril 2014 at 16 h 00 min

    J’ai la chance d’être dans une ligue mixte où tout les membres sont ouvert d’esprit :)

    Très bon article !

  4. Gorezilla
    18 avril 2014 at 16 h 34 min

    Un article bien léché. Et une analyse proche de la vérité tout de même quoique les mentalités évoluent aujourd’hui encore. Je me souviens d’un temps pas si éloigné où je m’étais entendu dire  » les mecs dans le derby ne doivent servir qu’à l’arbitrage et à aider le montage des évênements! »… Ceci évolue.
    Je ne suis pas sur que ce soit les lesbiennes et les féministes « engagées » qui soient les plus véhémentes quand il s’agit de « rejeter » le Merby.
    En tout cas merci pour cet article il a le mérite de mettre le ddoigt là où il faut pour faire réfléchir et peut être permettre à certaines mentalités de s’ouvrir.
    Ton constat sur le spectateur masculin de roller derby est qund à lui criant d’une certaine vérité, qui m’est plus insupportable comme sexisme que celui des hommes pratiquants le roller derby.

    • Brutal Brunette
      18 avril 2014 at 16 h 44 min

      Oui tout ceci évolue, j’aurais voulu parler un peu des ligues à la base féminines qui ont la volonté de s’ouvrir au roller derby masculin et qui recrutent des hommes d’elles-mêmes. C’est une preuve que les mentalités évoluent, ou c’est peut être une question de localisation aussi : j’ai l’impression que le rejet du roller derby masculin est vraiment typique du nord américain. En tout cas, ça a l’air beaucoup plus « violent » là-bas qu’en France / Belgique.
      Merci en tout cas, car c’était pas un sujet facile à écrire !

  5. Cam Laufeyson
    18 avril 2014 at 18 h 54 min

    Très bel article de fond.
    Félicitations !

  6. AssHellOff
    19 avril 2014 at 0 h 20 min

    Très bon article. Mais je tiens a préciser quelque petites choses:

    -déjà, le reportage américain This is how i roll a était tourner il y a maintenant 2ans. A la vitesse ou vont les choses il n’est déjà presque plus d’actualité.
    -effectivement je suis comme d’autre et j’aime pas trop qu’on insiste sur les féministe ou lesbienne. Perso ce ne sont pas elles qui mon sorti les trucs les plus trache. Les témoins on peut être fais un petit amalgame la dessus.

    Donc quand je vois tout ça je suis très fiers d’être en France car, perso, j’ai vraiment essuyer très peu d’attaques. Comparer au soutient qu’on reçois ça représente un infime pourcentage. Pour preuve, le soutient que nous avons reçu a notre World cup de la part de bcp bcp de femmes. Je vois aussi que les boutcamp s’ouvre au homme. Le dernier que j’ai fais a Nantes était mixte, le ratio hommes/femmes était bien représentatif du nombre de pratiquant(e)s en France et ça c SUPER bien passer. Bref je trouve qu’en France on (les hommes) ne ressent pas (trop) cette mise a l’écart et j’en suis heureux.
    Perso j’aime que ce sport soit le seul sport de contact majoritairement féminin et je n’est pas envie que ça change. J’aide les femmes autant que je le peu et elles en font autant pour nous.
    J’aime l’évolution que prend ce sport et le relationnel femmes/hommes qui ce produit actuellement.

    Merci pour cet état des lieu du Roller derby. 😉

    • Brutal Brunette
      19 avril 2014 at 0 h 32 min

      C’est vrai que j’aurais bien aimé recevoir beaucoup plus de témoignages « positifs » pour vraiment rendre compte de ce qu’il se passe dans le derby. Car de mon point de vue tout à fait personnel, j’ai également pu constater le soutien du roller derby féminin pour le roller derby masculin, à quelques reprises. Mais étant donné que je ne suis pas un homme et que je ne vis pas le roller derby masculin au quotidien, c’est un peu difficile d’établir une vraie réflexion. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai préféré passer par la forme du témoignage, je me suis dit qu’il n’y avait personne de mieux placé que les hommes pour parler du roller derby masculin 😉

  7. Cuntrera
    3 octobre 2014 at 0 h 44 min

    Article super intéressant.
    Je viens d’être recruté, en tant qu’homme, chez les Roller Derby Lille.
    Ce qui me motive, c’est la pratique du quad, un retour à mon adolescence.
    Pourquoi le Roller Derby et pas juste du quad dans un club? Et bien parce que justement il y a entr’autre un mouvement féministe dans ce sport.
    Et oui, le féminisme peut attirer les hommes. Le féminisme peut-être défendu également par les hommes. Je m’oppose à tout mouvement radical. Quand je lis les valeurs et le règlement intérieur du club, je me dis que j’ai fais le bon choix.
    Au quotidien, j’essaie de défendre cette idée que le féminisme est aussi une affaire d’homme. J’essaie de transmettre à mes filles les valeurs du féminisme.

    Mais bon, le Roller Derby c’est aussi un sport où on s’éclate, et j’ai aussi envie de m’éclater. Et peu m’importe celui ou celle avec qui je patine ou qui me balancera hors du track soit gay, lesbienne, hétéro,féministe, croyant ou pas. Et puis s’il y a un sport aujourd’hui qui a les moyens de représenter cet ouverture d’esprit c’est bien le Roller Derby.

    En effet, il y a des mecs qui viennent voir des matchs pour mater, mais il y a aussi des nanas qui viennent mater les patineuses sexy et tatouées! 😉

    David

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