Journal d'une RollerGrrrl

Rollergirl blessée, rollergirl quand même ?

wickedskatewear

Depuis 3 ans maintenant je vis derby, je respire derby, je mange derby, je bois derby, je… Bref, vous avez compris et en êtes sûrement témoins si vous êtes déjà passés sur mon blog. L’année dernière, je me suis blessée. Un truc pas vraiment grave mais plutôt long à guérir. En effet je m’étais écrabouillé la rotule du genou gauche à force de tomber dessus. Si ce choc est de l’histoire ancienne et que mon genou a arrêté de faire des siennes, c’est avec une toute nouvelle blessure que je débarque aujourd’hui.

Les médecins, la tendinite et moi

Il s’agit cette fois et pour faire court d’une tendinite à la cheville droite. Rien de très grave non plus vous en conviendrez mais je crois que c’est bien la première fois que je vois autant de spécialistes pour une blessure aussi ordinaire. Même la manière dont elle s’est déclenchée est on ne peut plus banale puisque je me tenais simplement debout, sur mes patins, sans rien faire du tout et d’un coup que voilà ? Une tendinite. NORMAL. Il parait que je la dois à un entrainement trop intensif et c’est vrai que j’essayais d’être à fond ces dernières semaines pour jouer encore tout plein de matchs avant la fin de la saison. Bah du coup je ne vous fais pas dire que c’est râpé.

 

Rien que pour rigoler un peu, voici le cheminement que j’ai fait pour en arriver à la conclusion de la tendinite et tenter de la guérir :

  • un médecin du sport qui m’a demandé d’aller faire une radio et une écho puis de voir un podologue
  • la radio et l’écho qui montrent effectivement un souci sur un tendon et l’apparition d’un kyste, je dois retourner voir un médecin généraliste
  • le médecin généraliste qui me prescrit des séances de kiné
  • le podologue qui me prescrit des semelles et me dit qu’en fait mon oreille interne droite est abîmée à cause d’un probable choc à la tête et que je devrais voir un ORL
  • un ORL qui me demande d’aller voir un osthéo.
  • pour le moment j’en suis là et c’est déjà pas mal !

J’ai rendez-vous chez un kiné à la fin de la semaine, j’ai hâte de l’entendre me dire qu’il va falloir que j’aille voir un sorcier vaudou pour plus de précisions. Enfin sans déconner, je croyais qu’une tendinite c’était le rhume du tendon, deux médocs et me revoilà sur roulettes ! Apparemment non.

Roller derby blessure

You know what I mean.

La vie, la vraie

Avec tout ça, ça fait un mois que je loupe les trainings, les bouts et scrimmages qui me tiennent pourtant à cœur. Même la station debout et l’appui sur ma cheville étaient douloureux (ça va mieux maintenant) donc impossible de coacher mes petites fresh meats. Je me suis voilé la face pendant plusieurs semaines en continuant de rouler et de jouer des matchs sans consulter aucun médecin tout en croisant les doigts pour que ça passe tout seul (mais bien sûr), mais me voilà bel et bien reléguée au banc des blessées.

Et tout à coup, je me suis retrouvée avec plein de temps libre. Etant blessée, les possibilités de faire des trucs de ouf de mes weekends se sont drastiquement réduites, mais tout de même. Au début ça fait tout drôle, comme après une rupture amoureuse, on se demande bien ce qu’on va faire de toutes ces heures à vide.

Le roller derby me manque énormément et ce manque s’accrut de jour en jour. Mais je ne peux pas nier que voir, entendre et faire autre chose que du derby ça fait du bien aussi (mais c’est peut-être le syndrome de Stockholm). C’est ainsi que je suis partie, je suis revenue, je me suis baladée (-1 cheville), j’ai trouvé un job, j’ai collé mon mec du vendredi soir au lundi matin, j’ai fait la fête sans penser que je devrais gérer ma gueule de bois le samedi matin ou le dimanche après-midi en training, j’ai abandonné Facebook, j’ai fait des barbeuk de 12h d’affilée au soleil, je me réveillais le weekend en me disant « bon alors, on fait quoi aujourd’hui ? » et je pouvais répondre à mes parents que oui, je pourrais être là ce weekend sans me flageller de ne pas aller en entraînement. Et j’avais un peu oublié ce que tout ça voulait dire depuis ces trois ans de derby.

Blessure roller derby

Derby or not derby…

Je ne m’en veux absolument pas d’avoir fait le choix de pratiquer le roller derby et d’être sûrement passée à côté de plein de trucs puisque j’ai appris et vécu un million d’autres choses grâce à ce sport. Par contre, oui, je culpabilise quand même d’avoir préféré ma vie « personnelle » au roller derby depuis un mois, parce que ma ligue fait partie de ma vie et j’ai l’impression de la tromper en m’amusant sans elle.

J’ai rendez-vous chez un kiné vendredi qui pourra m’en dire plus sur ma durée d’arrêt, bien que je me doute que c’en est fini du sport jusqu’à la fin de la saison. Même si j’espère secrètement qu’il suffise de deux ou trois manipulations miracles. En attendant, passer de plus de 7h de sport hebdomadaires à presque rien du tout, c’est pas bon pour le moral ni pour les capitons et je sens que ça va être ma gueule à la piscine tout l’été (le seul sport autorisé pour le moment) si je veux toujours rentrer dans mes leggings en septembre.

En tout cas j’ai vraiment hâte que tout ceci soit derrière moi et retourner sur le track ! J’apprécie ces moments sans derby, mais j’apprécie encore plus les sensations que le roller derby me procure. Vite, vite, vite, casse-toi la tendinite !

2 comments for “Rollergirl blessée, rollergirl quand même ?

  1. Raph
    21 mai 2014 at 22 h 57 min

    Tu changes de job ?
    Bon rétablissement dans tous les cas. A +

    • Brutal Brunette
      22 mai 2014 at 10 h 48 min

      Merci ! Je fais tout pour régler ça au plus vite :)
      Oui je change, je passe de l’agence web à l’annonceur (avec une mini période creuse entre les deux, je l’avoue) j’ai hâte de commencer dans ce nouveau milieu !

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