Journal d'une RollerGrrrl

Vie et mort d’un kyste par Brutal Brunette

Vie et mort d'un kyste
Aujourd’hui, j’ai vécu une étape importante dans ma vie de rollergirl. Mon kyste est mort. Vive (pas) le kyste !

Ce midi, j’avais rendez-vous à l’hôpital pour enfin faire quelque chose du kyste qui squatte ma cheville depuis mars (au moins), tranquille, pépère, au chaud t’sais.

Mais cette situation de squattage ne pouvait plus durer ! Il était bien, là, mais moi à cause de lui j’ai dû mettre mes patins au placard pendant plus de 6 mois. Grâce à lui, j’ai quand même découvert les méandres de l’administration médicale française et pu voir un panel plutôt sympathique des médecins de Lille et de ses environs. Maintenant, je suis rô-dée. Incollable sur le sujet.

 

L’obtention du rendez-vous

Au bout de plusieurs mois de galère et d’heureuses consultations non remboursées (je savais bien que j’aurais pas dû aller voir ce médecin qui me parlait de têtes réduites…) j’ai enfin obtenu le Graal : un rendez-vous avec un radiologue – ponctionneur – infiltrateur de kyste. Et en chouinant bien comme il faut dans le combiné du téléphone, j’ai réussi à obtenir un rendez-vous dans les 10 jours sans passer par l’entretien préalable. Et ça, mesdames et messieurs, j’en suis pas peu fière. (Je dis combiné, mais j’ai pas de combiné, j’ai un téléphone portable comme tout le monde).

Le jour J

Et aujourd’hui, c’était le jour J. C’est tremblante comme une feuille que je me suis rendue à mon rendez-vous. Non seulement je savais que j’allais avoir mal mais en plus je jouais tellement gros sur ce rendez-vous que mon cerveau était encombré de questions du genre « et si finalement, le radiologue décidait de ne plus le faire ? », « et si, ça change rien et j’ai toujours aussi mal après ? », « et si c’est un alien qui sort et pas un kyste ? ». Heureusement que mon amoureux était là et qu’il était un peu (beaucoup) moins stressé que moi.

L’infirmière vient me chercher et je jette un dernier regard à mon copain en me disant que la prochaine fois que je le vois, ce sera fait et on en parlera plus. Résonnent dans mes oreilles les remarques que j’ai entendues à propos de ce genre d’intervention du genre « tu vas voir, ça fait trop mal, tu vas pleurer! ». Ambiance. J’arrive dans le petit cabinet bon an mal an, je m’allonge et vois l’infirmière préparer le matériel. J’essaye de ne pas regarder mais je vois bien la taille de l’aiguille. Ouch est le seul mot qui me vient à l’esprit à ce moment. Le radiologue arrive, il ressemble à un médecin dans Grey’s Anatomy, ce qui est rassurant mais pas trop.

Et là, durant la mini consultation, j’apprends deux choses. Alors que je venais pour une infiltration (ce qui me faisait un peu douter du résultat, je l’avoue, ce n’est jamais qu’une injection d’anti-inflammatoires), le radiologue a en fait décidé de faire une ponction + une infiltration. Et qu’il n’y a pas un kyste, mais deux. Ah bon ? Chouette ! Ou pas.

L’aiguille entre dans le vif du sujet

Pas le temps d’y réfléchir de toute façon, ma cheville est déjà badigeonnée de bétadine. Et c’est parti. L’aiguille beaucoup trop grosse et beaucoup trop longue se retrouve plantée en plein milieu de ma cheville. Je préfère regarder le monitoring. Mais en voyant l’aiguille rentrer dans le kyste et HOP tout aspirer, je ne suis plus si sûre de regarder au meilleur endroit. Ça fait mal quand même. La sensation est étrange, ça bouge là-dedans mais je ne saurais pas dire ni quoi ni comment. Vient le tour de l’infiltration. Là je ne réponds plus de rien et fixe intensément le matériel échographique sur lequel est écrit AGIO. Je ne sais pas ce que c’est ni ce que ça veut dire mais je le regarde comme si ça allait changer quelque chose à ma vie.

10 minutes chrono

Alors que je commence à m’habituer à cette sensation de trifouillage-sondage-manipulage, voilà que retentit le tant attendu et libérateur « Ça y est, c’est terminé ! ». J’ai presque eu envie de dire « Quoi, c’est tout ? Déjà ? Mais où sont les affres de la mort, les horreurs de l’enfer, la douleur insupportable et la danse machiavélique des petits diablotins qu’on m’avait tant chantés ? ». Tant mieux. J’ai la cheville gonflée comme celle d’une vieille qui ferait de la dangereuse rétention d’eau, mais ça va.

Bientôt la reprise 

On me dit que je pourrais reprendre le sport dans une semaine ! Une broutille ! C’est comme si je roulais déjà. Je remercie bien tout ce petit monde et sors, retrouvant mon bien-aimé. On récupère mon dossier médical, et on repart au travail.

Je comprends un peu mieux maintenant pourquoi m’a-t-on tant informée de la douleur de la ponction. Plus le temps passe et plus elle se fait lourde et lancinante. Mais comparé à ces interminables mois de galère, c’est vraiment du pipi de chat et je passe largement au-dessus quand je pense à mes patins !

Je n’arrive pas encore à me dire que ça y est, cette histoire est finalement terminée. J’espère en tout cas que je n’entendrais plus parler de kyste, de ponction et d’infiltration avec un trèèès long moment, genre l’éternité !

Plus qu’une semaine à attendre quoi, Brutal Brunette est bientôt de retour sur le track !!!

1 comment for “Vie et mort d’un kyste par Brutal Brunette

  1. Calaca del Diablo
    7 septembre 2015 at 16 h 20 min

    Oh la la j’en ai un qui apparait disparait en fonction des entrainements, mais j’ai pas mal, j’ai peur !

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